Couverture Mémé dans les orties

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Auteur : Aurélie Valognes

Éditeur : Lgf

Genre : Feel Good

Année : 2016

ISBN : 2253087300


Ferdinand, un retraité bougon et solitaire, mène une guerre impitoyable contre la concierge de sa tranquille résidence. Car Mme Suarez règne en dictateur, et passe la majeure partie de son temps à espionner les allées et venues des occupants. Les deux protagonistes rivalisent d’imagination pour pourrir la vie de l’autre, jusqu’à l’arrivée de Juliette. Cette intrépide petite fille va faire irruption dans la vie du brave Ferdinand, chamboulant son quotidien, avant de s’en prendre à son cœur.

« Mémé dans les orties » est le premier roman d’Aurélie Valognes. Née en 1983 à Chatenay-Malabry, la jeune femme est Directrice Marketing dans une grande entreprise agroalimentaire américaine lorsque son mari est muté en Italie. Elle le suit, et se met à l’écriture. Auto-éditée sur Amazon, elle se voit finalement proposer un contrat par la maison d’édition Michel Lafon. Avec 4 titres à son actif, aisément reconnaissables en librairie par leurs couvertures à motif vichy, Aurélie Valognes n’a pas fini de nous narrer ses histoires qui font du bien, sa feel-good littérature.

Une gentille histoire qui fait du bien

Si le début de ce roman est un peu long, c’est pour poser le contexte, et le caractère des deux ennemis. Mais ce foisonnement de détails sera vite oublié, car tous les points abordés en début de roman seront traités ultérieurement, méthodiquement. On pourrait croire que c’est dans l’écriture d’un roman policier qu’Aurélie Valognes s’est lancée. Pas de meurtre, pourtant. Mais des méfaits, de mauvaises intentions, des suspects, un policier, une arrestation, un interrogatoire… Au fil de l’histoire, l’auteur déroule son intrigue, apporte les preuves, fournit les éléments pour expliquer chacun des petits cailloux qu’elle a précédemment semés.

Sur la forme, il ne s’agit pas ici de rivaliser avec Victor Hugo. L’envie d’Aurélie Valognes est de rester « au plus près de la réalité, que chaque phrase sonne vraie, que les dialogues soient les plus authentiques possibles, sans chercher à faire la belle phrase avec tous les mots du dictionnaire »*.

C’est un livre sans prétentions, sans prises de tête. On rit des bêtises de Ferdinand et on pleure de ses déboires. L’empathie du lecteur pour les personnages est à la mesure de l’altruisme de certains d’entre eux pour le vieux bonhomme.

C’est une leçon de vie que nous donne Aurélie Valognes, sans en avoir l’air. Une bouffée de bonheur, une envie de partager, de compter pour quelqu’un, un conte de fées des temps modernes.

*Source : reportage France 2 diffusé le 18 mars 2018 dans 19h le dimanche


Catégories : Feel Good

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