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 Auteur : Peter James

 Éditeur : Pocket

 Genre : Thriller

 Année : 2011

 ISBN : 2266211668

Septembre 2001 – Un homme d’affaires rate un rendez-vous crucial lorsque deux avions s’écrasent sur les tours jumelles du World Trade Center. Couvert de dettes, il voit dans cet événement l’occasion de disparaître, mort aux yeux du monde. Octobre 2007 - Le corps d’une femme est découvert dans un collecteur d’eaux pluviales de Brighton. Une autre victime est retrouvée dans le coffre d’une voiture, au fond d’une rivière australienne. Octobre 2007 – Une femme est coincée dans un ascenseur. La cabine de celui-ci semble ne plus tenir que par un fil, des bruits métalliques ne rassurent pas l’occupante, et des textos arrivent, inquiétants...

Tome 1 : Comme une tombeTome 2 : La mort leur va si bien
Tome 3 : Mort ou presqueTome 4 : Tu ne m'oublieras jamais
Tome 5 : La mort n'attend pasTome 6 : À deux pas de la mort
PETER JAMES

Né en 1948 à Brighton, Grande-Bretagne, Peter James est écrivain, scénariste et producteur. Il travaille d’abord aux États-Unis comme producteur, où il adapte certaines de ses propres œuvres au cinéma. En 1981, il commence à écrire des thrillers, mais aussi des livres fantastiques et d’horreur. C’est en 2005 qu’il démarre sa série Roy Grace. Ses romans sont couramment traduits en 29 langues !

COMME UNE TOMBE - Photo Peter James
MOINS DE SUSPENSE MAIS PLUS D’ACTION

Peter James affectionne particulièrement ces puzzles à reconstituer, situations et personnages, a priori sans lien les uns avec les autres. On pourrait presque croire qu’il pioche au hasard les éléments à partir desquels il construit son intrigue. Mais les connexions qu’il établit finalement n’ont, elles, rien de fortuites.

Dans le tome 4 de sa série Roy Grace, le romancier nous fait voyager. Nous quittons les terres pluvieuses et brumeuses de l’Angleterre pour le soleil de l’Australie, où le mènera son enquête, et la ville dévastée de New York, au moment du 11 septembre 2001.

Peter James nous convie également dans un monde inconnu, celui des timbres rares. Ce business, incertain comme la bourse ou le cours du pétrole, est une parfaite toile de fonds pour un thriller. Car les vignettes colorées, aussi diverses en couleurs et motifs qu’en valeur, permettent d’imaginer nombre de situations, et d’aiguiser bien des appétits.

Comme toujours, les liens ne se feront pas là où on le pensait : certains indices seront délaissés, quand d’autres livreront des informations inattendues.

Sur la forme, la succession de chapitres, souvent courts, pousse à tourner les pages toujours plus vite. La fluidité de l’écriture participe à ce mouvement, alternant entre actions, psychologies, et descriptions.

Dans ce tome, le nœud de l’intrigue ne se révèle pas aussi impénétrable que les précédents. Pour autant, ce sont toujours les petits à côté et les explications marginales que le lecteur recherchera et qui le tiendront jusqu’au bout de sa lecture. C’est d’autant plus important pour ce volume que le romancier a réservé une surprise de taille à ses lecteurs les plus fidèles !

 

 

VOCABULAIRE

Quelques mots de vocabulaire lus dans TU NE M'OUBLIERAS JAMAIS et présentés dans la catégorie Vocabulaire.

SURANNÉINÉNARRABLE
OUTRECUIDANCE

 

EXTRAIT

"Abby Dawson avait choisi cet appartement, car elle s’y sentait en sécurité. Si tant est qu’elle se sente en sécurité quelque part ces temps-ci.

Il n’y avait qu’une seule entrée, sans compter l’escalier de secours derrière le bâtiment et la sortie e secours dans la cave. Du neuvième étage, elle jouissait d’une vue dégagée sur toute la rue.

Elle avait transformé le lieu en forteresse – porte blindée, charnières renforcées, trois verrous pour la porte d’entrée et pour la sortie de secours située dans la minuscule buanderie, sans oublier la double chaîne de sécurité. Un cambrioleur repartirait à coup sûr les mains vides. À moins d’avoir un char d’assaut, personne ne pouvait entrer chez elle sans y avoir été convié.

Mais, au cas où, en dernier recours, elle gardait à portée de main une bombe lacrymogène, un couteau de chasse et une batte de base-ball.

Pour la première fois de sa vie, elle pouvait s’offrir un espace suffisamment grand et luxueux pour recevoir des amis, mais elle devait y vivre seule, cachée. Ironique, n’est-ce pas ?

L’endroit était pourtant des plus accueillants : parquet en chêne, immenses canapés crème, coussins blancs et chocolat, œuvres d’art contemporain aux murs, home cinéma, cuisine high-tech, lits king size ultraconfortables, salle de bains chauffée par le sol et élégante salle de douche pour les amis, qui n’avait pas encore été utilisée – du moins, pas pour sa fonction originelle. Elle avait l’impression de vivre dans l’un de ces endroits, conçus par des architectes d’intérieur, photographiés dans les magazines, qu’elle convoitait tant. Par beau temps, le soleil l’inondait l’après-midi et, les jours de vent, comme aujourd’hui, elle pouvait goûter le sel et entendre le cri des mouettes en ouvrant la fenêtre. La plage se trouvait à quelques centaines de mètres du bout de la rue, à l’angle de Marine Parade, la promenade animée de Kemp Town. Elle adorait la parcourir. Elle aimait bien le quartier. Il grouillait de petites boutiques, plus rassurantes qu’un grand supermarché, car elle pouvait toujours vérifier qui s’y trouvait avant d’entrer. Il suffisait qu’une personne la reconnaisse.

Une seule."


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